C’est un chantier d'envergure qui s’ouvre pour l’administration publique béninoise. Par une note officielle datée du 5 juin 2026, Léa Estelle Honfo Akpovo, Secrétaire générale Adjointe du Ministère de l’Économie et des Finances chargé du Budget et de la Fonction Publique (MBFP), a annoncé la mise en œuvre immédiate d'une opération massive d'apurement des dossiers de carrière des agents de l'État.

Prévue pour se dérouler sur l'ensemble du territoire du 1ᵉʳ au 30 juin 2026, cette initiative vise à résorber définitivement le flux des dossiers en instance. Elle constitue le jalon indispensable avant l'intégration des données dans le futur outil de gestion dématérialisée, le Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines et de la Paie (SIGRHP).

Une mise en conformité administrative et financière

L'opération lancée par les autorités ministérielles se concentre spécifiquement sur la mise à jour des avancements professionnels. Sont concernés tous les dossiers des fonctionnaires qui présentent des dates d'effet fixées au « 31 décembre 2026 et antérieures ». Face aux retards accumulés qui encombrent parfois les circuits administratifs, le ministère entend assainir les bases de données de l’État.

Selon les termes de la note ministérielle, cette mobilisation exceptionnelle des services n’est pas uniquement une formalité technique. Elle porte une double ambition pour le personnel de l'État. D’une part, elle permet de « normaliser la carrière des agents de l'État par la prise à leur profit des actes subséquents », et d’autre part, elle garantit « la liquidation de l'incidence financière y relative ».

En d’autres termes, les fonctionnaires éligibles verront non seulement leur statut juridique régularisé, mais ils percevront également les rappels de salaire et ajustements financiers liés à leur progression professionnelle.

Au-delà de la transmission des dossiers bloqués, les ministères et institutions doivent impérativement fournir les « listes d'éligibilité dûment validées et signées des agents de l'État en situation régulière ». Ces listes doivent identifier avec précision chaque fonctionnaire ayant droit à une progression de grade ou d'échelon au titre de l'actuelle année 2026, ainsi que pour toutes les années précédentes qui n'auraient pas encore été traitées.