Initialement, le juge d’instruction du premier cabinet du tribunal de Dassa-Zoumè avait conclu à l’absence de charges suffisantes pour renvoyer les mis en cause devant une juridiction de jugement. En appel, cette analyse a été remise en cause.
En infirmant cette ordonnance, la Cour d’appel remet l’affaire sur les rails. Le procès devra donc se tenir à nouveau devant le tribunal de Dassa-Zoumè, même si aucune date n’a encore été communiquée.
Dans cette nouvelle phase, la compagnie Baobab Express ainsi qu’une demi-douzaine de personnes inculpées devront répondre de faits graves : homicide involontaire, blessures involontaires et usage de faux. Ce renvoi devant la juridiction de jugement ravive l’attente autour de l’établissement des responsabilités dans ce drame.
Les familles entre espoir et exigence de justice
Pour les proches des victimes, cette décision constitue un tournant. Après des années de procédure, l’espoir d’un procès devient concret.
Francis Ahouadi, parent de victimes, salue une avancée :
« Que justice soit faite. Ce ne sont pas les réparations qui nous intéressent », a-t-il confié au micro de BIP Radio.
Il évoque une « première victoire », tout en appelant à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame.
Un lourd bilan humain après un choc d’une rare violence
Le drame remonte au dimanche 29 janvier 2023, lorsqu’un autocar de la compagnie Baobab Express, en provenance de Parakou et à destination de Cotonou, est entré en collision avec un camion à hauteur de Dassa-Zoumè. Le choc, d’une extrême violence, a provoqué un incendie du bus, piégeant de nombreux passagers à l’intérieur.
Le bilan humain a été particulièrement lourd, avec plusieurs dizaines de victimes, dont de nombreux morts calcinés et des blessés graves évacués vers différents centres hospitaliers du Bénin.

