Les étudiants en médecine de la Faculté des Sciences de la Santé sont appelés à reprendre sans délai leurs activités de stage hospitalier. En effet, ces stages ont été suspendus le jeudi 12 mars 2026 par l’Association des Étudiants en Médecine de Cotonou (AMEC) à travers une note d’information. Cette décision fait suite à la condamnation de trois agents de santé dans une affaire liée au décès d’une patiente ayant subi une césarienne au Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) de l’Ouémè.
Par cette suspension, les étudiants entendaient exprimer leur solidarité envers leurs aînés condamnés par la justice. Face à cette initiative, le décanat de la Faculté des Sciences de la Santé, à travers un communiqué signé du doyen, le professeur Georges Avakoudjo, a réagi à la note de l’AMEC. Dans sa déclaration, le décanat affirme avoir pris connaissance du courrier de l’association relatif à la suspension des stages hospitaliers des étudiants en médecine.
Une reprise des stages exigée sous peine de sanctions
Dans le communiqué consulté par Libre Express, les autorités facultaires rappellent que « les stages hospitaliers constituent une composante essentielle et obligatoire de la formation médicale, inscrite dans les maquettes pédagogiques et intégrée au calendrier officiel de la faculté ». « À ce titre, toute absence non autorisée ou tout arrêt unilatéral des stages hospitaliers expose l’étudiant concerné aux conséquences académiques prévues par les textes en vigueur, notamment la non-validation de l’Unité d’enseignement (UE) de stage », souligne le document.
En conséquence, poursuit le communiqué, « il est formellement demandé à tous les étudiants de reprendre immédiatement les stages hospitaliers et de se conformer aux dispositions académiques en vigueur. À défaut, le décanat se verra dans l’obligation d’appliquer strictement les textes réglementaires en la matière ».
La note précise par ailleurs que les autorités décanales restent ouvertes à toute concertation constructive avec les différentes parties prenantes, dans le respect des cadres institutionnels, afin d’examiner les préoccupations soulevées. « En tout état de cause, les étudiants qui ne se conformeraient pas aux présentes dispositions seront tenus seuls responsables des conséquences académiques qui pourraient en résulter », avertit le décanat.
