Lors de sa déclaration, la mission a conclu à un scrutin dont les irrégularités relevées n’entachent globalement pas la crédibilité du scrutin.
Les observateurs ont relevé des dysfonctionnements survenus dans certains bureaux de vote et ont fait le point d’un scrutin globalement calme et bien administré.
Selon le rapport de la commission, le scrutin s’est tenu dans un nouveau cadre institutionnel marqué par l’entrée en vigueur de la loi constitutionnelle du 15 novembre 2025. Ces nouvelles dispositions instaurent notamment un président et un vice-président et le mandat de sept ans renouvelable une seule fois.
Elle a aussi noté une présence militaire qu’elle a jugée non intrusive sur le terrain, pour un vote qui s’est déroulé dans un climat apaisé sur l’ensemble du territoire.
Les membres de la mission d'observation de la CEDEAO se sont surtout basés sur des réalités sur le terrain, source de leur enquête. Sur les 55 postes de vote observés à l’ouverture par la délégation, 85 % ont démarré à l’heure.
La délégation a toutefois relevé quelques retards liés à des contraintes logistiques ou à l’absence ponctuelle d’agents électoraux.
Entre autres bonnes notes, les observateurs de la CEDEAO ont indiqué que la majorité des bureaux visités garantissaient le secret du vote et permettaient une participation inclusive, avec assistance aux personnes à besoins spécifiques et acceptation des pièces d’identité valides dans 99 % des cas.
Irrégularité et dysfonctionnements selon la CEDEAO
La mission a signalé plusieurs anomalies relevées sur le terrain, liées aux cas isolés d’ouverture anticipée de bureaux, parfois avant 6 heures.
Ces cas ont été constatés dans certaines localités comme Sèmè-Kpodji et Avrankou.
Les observateurs de la CEDEAO ont également pointé du doigt des insuffisances relevant de la gestion des files d’attente, la vérification des listes électorales ou encore la mise à disposition tardive du matériel.
La mission a rapporté des situations ponctuelles de bourrage d’urnes, de tentatives d’achat de conscience et d’intimidation d’agents électoraux.
Le rapport clarifie que ces incidents signalés, n’affectent pas la régularité globale du scrutin, dont le dépouillement s’est déroulé dans le calme, en présence des représentants des candidats et des observateurs.
Au Bénin, la Commission électorale nationale autonome (CENA), chargée de l’organisation, a supervisé un corps électoral de 7 897 287 inscrits répartis dans plus de 17 000 postes de vote, y compris dans la diaspora.
