Saisie du dossier en appel, la chambre criminelle spécialisée dans les dossiers de corruption a validé la condamnation initiale visant Halima Ben Ali. Les médias tunisiens ont relayé cette information sans fournir de précisions supplémentaires sur les éléments du dossier.

Âgée aujourd’hui de 33 ans, la fille de l’ancien chef de l’État voit ainsi ses espoirs d’annulation ou d’allègement de la peine s’éloigner, la justice ayant confirmé l’ensemble des décisions précédemment rendues.

Une mise en cause ancienne dans des affaires financières

Halima Ben Ali est poursuivie depuis 2018 dans le cadre d’enquêtes portant sur des soupçons d’infractions financières. Son nom a été cité dans plusieurs dossiers liés à la gestion de fonds et à des circuits économiques attribués à l’ancien entourage présidentiel.

Selon les autorités judiciaires tunisiennes, ces investigations s’inscrivent dans un ensemble plus large d’affaires visant des figures associées à l’ancien régime.

Une absence prolongée de Tunisie et un dossier international

La condamnée ne réside plus en Tunisie depuis 2011. Elle avait quitté le pays à l’âge de 17 ans, lors des événements de la révolution ayant conduit à la chute du régime de son père, Zine el-Abidine Ben Ali.

Son dossier a également pris une dimension internationale. La France, où elle avait été interpellée en septembre dernier lors d’un transit vers Dubaï, a refusé début avril son extradition vers Tunis. Cette décision rend son transfert vers la Tunisie juridiquement impossible à ce stade.

Une défense qui conteste les accusations

Les avocates de Halima Ben Ali, en France comme en Tunisie, rejettent les accusations portées contre leur cliente. Elles soutiennent notamment qu’elle était mineure au moment des faits reprochés, ce qui exclurait toute responsabilité pénale dans les infractions évoquées.

Cette ligne de défense conteste donc sa participation aux faits de malversations présumées et remet en cause sa mise en cause dans ce dossier.

Un contexte marqué par d’autres condamnations du clan Ben Ali

Cette décision intervient alors que d’autres figures proches de l’ancien pouvoir continuent d’être jugées. Récemment, Imed Trabelsi, gendre de Zine el-Abidine Ben Ali, a été condamné à cinq ans de prison par la même chambre spécialisée pour des infractions financières.

Déjà incarcéré depuis 2011, il cumule plusieurs condamnations dans des affaires distinctes, illustrant la persistance des poursuites judiciaires visant les anciens proches du régime déchu.