Ils sont quatre prévenus à comparaître devant la CRIET dans le cadre du dossier. Il s'agit de deux policiers poursuivis pour abus de fonction et deux hommes pour détention et usage de produits. Tous sont mis en cause dans le même dossier et ont été placés en détention préventive depuis le 18 février 2026 par le parquet spécial près la CRIET.
Lundi 02 mars 2026, la première audience dans le dossier s'est ouverte devant la chambre correctionnelle de la CRIET. À la barre, les deux agents de police républicaine dont une femme ont plaidé non coupable des faits d'abus de fonction. Quant aux deux civils, l'un a reconnu les faits de détention et d'usage de produits psychotropes et l’autre a reconnu les faits.
À l’ouverture de l'audience, c'est le présumé cybercriminel qui aurait été libéré contre une somme de cinq-cents mille francs CFA qui a donné sa version. L’homme est poursuivi et incarcéré dans le dossier. Selon sa déposition, une patrouille de police aurait procédé à son interpellation pour de supposées données à caractère cybercriminel retrouvées dans son téléphone.
Se retrouvant dans les mailles de la police républicaine, ce dernier aurait proposé de l'argent aux agents pour recouvrer sa liberté. Cette offre aurait d'abord été refusée par les policiers qui l'ont conduit au commissariat d’Akassato.
C'est finalement au commissariat qu'un arrangement de 500 000 FCFA aurait été conclu avec l'intéressé. L’argent reçu aurait ensuite été partagé entre les policiers qui ont mené l’opération. Les faits se sont déroulés à l’insu du commissaire principal du commissariat d’Akassato
Au cours des débats, une femme agent de police ayant participé à l’opération d'arrestation du présumé cybercriminel a été entendu par le juge. Au cours de sa déposition, elle reconnaît qu'un collègue policier lui a remis une enveloppe de 50 000 FCFA. Mais, elle précise qu'elle ne savait pas que l’argent provenait d’un arrangement lié à l’interpellation d'un présumé gayman.
Elle confie avoir pensé qu'il s’agissait d’une cotisation de tontine remise par un collègue comme cela se faisait habituellement dans ce poste de police. La policière affirme qu'elle a déjà restitué l’argent quand a elle a su que l’enveloppe était liée à une telle pratique.
La chambre correctionnelle de la CRIET a renvoyé le dossier au lundi 20 avril 2026 pour continuation, rapporte l'envoyé spécial de Libre Express.

